| Titre : | La philosophie pour les nuls |
| Auteurs : | Christian Godin, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | [S.l.] : First Editions, 2015 |
| ISBN/ISSN/EAN : | 0006617 |
| Format : | 270.p |
| Langues : | Français |
| Résumé : |
La philosophie vous paraît compliquée, «prise de tête», élitiste ?
Soit. Mais le pensez-vous vraiment ? Le sens de la vie, la beauté, la mort : pour comprendre ces concepts, il n'est pas nécessaire d'avoir fait dix ans d'études, ni de connaître le grec et l'allemand. Cet ouvrage vous invite à dialoguer avec les plus grands penseurs. Basé sur de nombreux exemples et anecdotes, il présente dans un langage accessible un panorama de l'histoire de la philosophie (en grec, «amour de la sagesse») afin qu'avec Descartes, vous puissiez dire fièrement : «Je pense, donc je suis !» Christian Godin, philosophe, est maître de conférences à l'université de Clermont-Ferrand. Découvrez La naissance de la philosophie Les grands courants de l'époque hellénistique Les grands philosophes chrétiens, juifs et musulmans Le brahmanisme, le bouddhisme et la philosophie chinoise Extrait du livre : Imaginons un homme assis à la table d'un restaurant. On lui présente la carte. Il commence par remarquer à la ligne «bavette» qu'il y a une faute d'orthographe à «échalote» écrite avec deux t, puis observe attentivement l'écriture et l'encre, plonge sa cervelle, qu'il croit innocente comme celle d'un agneau, dans la magie des termes qui, ainsi qu'en amour, fait venir l'eau à la bouche, rêve sur le beau mot équivoque de «Menu» gravé sur la couverture en similicuir. Lorsque le serveur vient prendre la commande, notre penseur reste muet, parce que le langage lui a tenu lieu de réalité et que, en spéculant sur la matérialité et le symbole du texte, il en a oublié de manger. N'allons pas croire que cet étrange client est un cas unique de son espèce. Il ressemble à nombre de nos professeurs en philosophie qui n'aiment rien tant que d'oublier et de faire oublier la chose au profit de ses conditions. C'est peu de dire que ceux-là restent sur leur faim et nous laissent sur la nôtre (certains croient s'en tirer en nous soûlant...). Le grand public des curieux a une faim de philosophie que les exégètes du même nom n'ont pas rassasiée. Platon pensait que l'esprit de n'importe qui, fût-il esclave, contenait déjà tout le savoir possible, le travail du dialogue consistant dès lors à le mettre au jour. Descartes écrivit son Discours de la méthode en français, et non en latin, la langue savante de l'époque, de manière à être compris même des femmes. Leibniz, qui fut avec Newton le cerveau le plus productif de son temps, se faisait fort d'expliquer les grandes lignes de sa pensée (pourtant complexe) à n'importe quel honnête homme de son temps en un quart d'heure. Le siècle écoulé aura eu tendance à oublier cette leçon : une pensée n'existe vraiment que si elle est comprise. Dépouillée petit à petit par la science des secteurs du savoir qui faisait d'elle depuis les Grecs la connaissance par excellence, la philosophie a souvent eu pour réaction de se réfugier dans les ténèbres de ses abstractions. Elle cultiva avec un soin tout particulier la manie du négatif; l'impossible sous toutes ses formes (l'incompréhensible, l'incommunicable, l'intraduisible...) devint son maître mot, le fin fond de sa pensée. |
| Type de nature : | documentaire |
| Niveau : | Lycée |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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| aucun exemplaire |

