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Résumé :
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Les idées de Kaci sont d’une décapante simplicité. Si les politiques d’immigration de la gauche comme de la droite ont échoué, c’est selon lui par excès de bons sentiments. Croyant bien faire, on a voulu protéger l’immigré d’un déracinement jugé fatal en lui donnant le droit de préserver sa culture, d’exercer sa religion, voire en valorisant son apport à la civilisation française. En sacralisant la différence de l’Autre, nous dit Kaci, on l’y a enfermé. On l’a pris au piège d’une posture communautariste et victimaire qui s’est révélée un frein à son intégration : « Le pire des racismes […] est celui qui consiste à dire à autrui en s’apitoyant sur son sort : “Tu es différent, on va donc te considérer comme tel, en respectant ta langue et ta culture d’origine” » (p. 111). C’est le cas avec la discrimination positive que l’auteur désapprouve au double motif qu’elle constitue une insulte pour la personne promue moins pour ses mérites que pour son appartenance à une « minorité visible » et une injustice pour celui qui aurait dû l’être sur le seul fondement de ses mérites. C’est le cas aussi avec cette mode de la repentance dont on sait qu’elle n’a pas les faveurs du président de la République : comment, interroge Kaci, donner aux immigrés le désir de s’intégrer à un pays dont les élites ne cessent de diaboliser l’histoire ? C’est le cas enfin avec la lutte contre les discriminations, dont la HALDE est désormais chargée, ou avec les zones d’éducation prioritaire (ZEP) qui, selon l’auteur, enferment les minorités discriminées dans une posture victimaire
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