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Résumé :
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Nadja, une femme qui écrit, qui dessine, et pas seulement un personnage sur lequel on écrit. Soigneusement conservés par Breton, ses lettres et billets révèlent une personnalité qui ne se laisse pas réduire à ce que l'écrivain en a laissé filtrer. Telle trace de rouge à lèvre, tel envoi fervent comme cette « fleur des amants » que Breton fera reproduire pour illustrer son livre suggèrent une histoire d'amour, là où le livre insiste davantage sur le personnage et sa fascination. Relire Nadja à la lumière de ces textes, ce n'est pas prendre le risque de réduire le texte à ses éléments biographiques, mais lui donner un éclairage différent, qu'on aurait envie de dire de biais. Breton ne fut pas seulement fasciné, la rencontre ne se fit pas dans l'abstrait; sous la fascination se joue une relation personnelle, intime, une histoire en somme dont cet ensemble contient peut-être le dernier mot: non pas le texte publié, mais ce courrier d'un médecin donnant à André Breton des informations sur une visite, jamais effectuée sans doute, à celle qui a sombré dans la folie
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